can you spell your name, please ? (performance, 15', 2017)

Cette performance est une manière de rapprocher différentes impossibilités : celle de la non-reconnaissance de mon patronyme comme donnée transparente et reconnaissable en occident/oxydent. La perpétuelle question pouvez-vous épeler votre nom, s'il vous plaît ? devient un acte de passage, une forme de performance qui dessine une image et crée certains codes de distanceS - (re)connues par les personnes qui s'y reconnaîtront.

Une autre impossibilité opère, celle de rapprocher le dit de l'écrit, afin de mettre en évidence un certain sens de l'échec dans le langage, dans la mise à nu d'une identité ou d'un poème : qui dit quoi, comment, pour quoi, vers quoi, où. Comment la performativité agit par le langage ? Quelles sont les conséquences des paroles ?

De par ces distances, hésitations et réflexions, j'ai disposé des feuilles blanches sur le sol dans une salle sombre au milieu de laquelle il était difficile pour moi de lire, d'écrire et de percevoir. Sur ces feuilles blanches, j'ai recopié des courts poèmes en les récitant à voix haute. Et les faire ainsi sortir de leur propre torpeur. J’improvisais en direct des corrections, des prétéritions, et des mises à mort / à nu du processus de création dans l'écriture.

Comme un équilibriste au milieu du noir. Comme une forme de rituel. Je ne sais plus.


> Cette performance a été réalisée dans le cadre de la Baltic Triennal 13 GIVE UP THE GHOST à Vilnius (en Lituanie) au CAC.













Images  : Andrej Vasilenko